Hervé Rousseau à la Galerie Silbereis au cœur de Paris
jusqu'au 31 Mars 2012
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Fidèle à sa vision d’un monde fait de matière brute et massive, Hervé Rousseau présente à nouveau son style inimitable et force l’admiration d’une profession où les artisans céramistes sont nombreux.
Ce sculpteur est passé loin derrière le miroir, vers un univers que se plait à décrire cet article trouvé sur la toile et que je vous livre brute de fonderie :
"Comme Nietzsche clamant, "restez fidèle à la terre" et Rimbaud répétant "si j'ai du goût, ce n'est guère que pour la terre", chez Hervé Rousseau, le Rodin de la céramique, il y a la terre et encore la terre pour des pièces issues d'un combat sans entourloupe. Pas de crochet, pas d'uppercut, juste des directs du gauche, surtout la main gauche. Rien de contrarié, en prise direct avec la partie instinctive du cerveau, la partie primitive aux aguets. L'émotion rustique, sans esthétique, te boxe et te met K.O en dedans. Du vivant quoi! "
Texte B. David
Nos esprits sont ainsi fait que nous cherchons toujours dans l’observation à relier un objet à un monde, ou à un autre objet, à une représentation concrète ou intellectualisée, une évocation de nos sens ou à une référence littéraire ou artistique comme le fait l’article ci-dessus. J’ai peur qu’Hervé Rousseau ne veuille tout simplement s’extraire de ce monde réfléchi pour vivre par instinct son art. Finalement il impose à l’observateur de ses sculptures un défi, un questionnement sans résultat intellectuellement audible.
La preuve c’est qu’il ne parle jamais d’une manière conceptuelle de son approche, mais raconte son rapport charnel à la matière et parle volontiers de sa technique. Les traces des doigts sur la terre l’obsèdent, il y voit là l’essentiel de son travail qui fixe ainsi une trace d’humanité dans un objet souvent massif et inquiétant.
Les nombreux collectionneurs présent ce jour là ne se posent, eux, aucune question, ils savent ce que représente d’unique ce travail sans concession.
Les pièces seront vendues toute la soirée sans effervescence et d’un air entendu à un parterre d’experts en céramiques.
Le point rouge sur une pièce est bien connu des amateurs d’art, il signifie que l’objet est vendu. Ce soir là les pastilles ont fleuri, ce qui n’est pas sans laisser le néophyte que je suis, ébahi et fasciné par l’apparente simplicité de ce rendez-vous dans la Galerie Silbereis de Paris.
jmrfoto
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